Emission radio. Live les Dimanches de 20h à 22h sur le 95 fm (RQC- radio locale Mouscron-Kortrijk- Lille Métropole).

En écoute ici en streaming.

Pataugeage dans toutes les mares ! (Rock, Electro, Jazz, Hip-Hop, leurs dérivés connus, inconnus ou oubliés)

Tous les Canards vont à la Mare est une réalisation produite par Animation Média Picardie.

co : touslescanards@gmail.com

dimanche 17 mars 2013

Album de la Semaine : Shannon Wright - In Film Sound


Shannon Wright

In Film Sound



Interview de Shannon Wright, par Isa d'Alter1fo


Alter1fo : Un an seulement, entre la sortie d’ Honeybee Girls et ce nouvel album. Pourquoi ?
Shannon Wright : Je ne sais pas… J’ai juste commencé à écrire des chansons… Et simplement décidé de sortir un nouvel album.
Ça s’est passé naturellement. Ce n’était pas vraiment planifié…
Vouliez-vous faire quelque chose de particulier avec ce nouvel album ou bien est-ce que simplement, vous aviez des chansons et vous avez voulu les enregistrer ?
Oui, c’est ça. Dans tous les albums que je fais, ça se passe comme ça. Il n’y a jamais de concept. (…) C’est ce qui vient naturellement qui se retrouve sur le disque
Vous avez parfois une manière différente d’utiliser les sons. Je pense à des chansons comme Father, ou à la fin d’In the Needle, sur le dernier album.
En fait, j’ai enregistré Father il y a plusieurs années… C’est un bonus sur un disque sorti au Japon.
Je voulais faire une autre version. Je ne suis pas vraiment sûre…
Vous savez quand vous êtes en studio, vous essayez des choses. Si ça vous plaît, vous le gardez…
Et pour l’autre chanson, In the needle…  La voix qu’on entend…  C’est celle d’une amie qui est décédée.
En fait c’est une chanson sur elle.
Je pensais que c’était bien d’avoir sa voix sur le disque. (…)
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-16Qu’est-ce que vous aimez quand vous êtes en studio ?
En studio, je me sens impliquée dans tout le processus.
Andy [Baker, dont on reparle juste après] et moi, nous sommes très proches. Il sait exactement ce que je cherche et souvent, l’ambiance des enregistrements est très détendue. Même si au moment des prises, quand je suis en train de jouer dans le studio, c’est toujours très sérieux.
Mais quand je ne joue pas, on s’amuse vraiment…
C’est à la fois lourd, et léger. Les deux en même temps…
J’ai lu dans une ancienne interview que vous entendiez tous les instruments dans votre tête avant d’écrire une chanson. Est ce que c’est vrai ? Comment est-ce que vous composez ?
Je commence au piano ou à la guitare. C’est toujours le point de départ. Et quand je développe la chanson, je commence à entendre tout le reste, la mélodie, les différentes pistes…
J’ai comme une image de ce que va être la chanson. (…) Je ne peux écrire les paroles qu’en dernier. Je n’ai jamais été quelqu’un qui commence par écrire les paroles…
Je vois une sorte de paysage dans ma tête. J’ai seulement le « sentiment » de ce que sera la chanson.
Vos textes s’apparentent à de la poésie. Est-ce que c’est quelque chose que vous recherchez ? D’où vient votre inspiration ?
Shannon Wright @ Antipode 2010Je ne sais pas…
J’ai l’impression que ces dernières années, j’ai un peu simplifié les paroles. Je ne connais pas grand chose à la poésie, ce genre de choses, vous savez… Je veux juste exprimer quelque chose que je ressens… Quelque chose qui puisse faire écho dans la vie d’autres personnes, parce que c’est similaire à ce qui leur arrive…
Je sais que d’autres artistes disent :  « C’est mon histoire ».
Je ne suis pas comme ça. Je pense à tout le monde.  A moi. Au fait qu’on soit tous reliés. C’est ce qui ressort dans les paroles, dans les chansons. C’est une façon de communiquer.
J’ai toujours été plutôt timide… C’est une façon de rentrer en contact avec les autres.
Il y a aussi beaucoup d’amour là-dedans…
Ça s’entend, je crois...
Home JAZZMASTERJ’ai eu l’impression que ce nouvel album était aussi comme une sorte d’hommage au hardcore de Washington DC. A cause du disque de Black Flag sur la pochette, mais aussi à cause de la chanson Fractured, qui est complètement  incroyable.
Oh…  Merci.
Est-ce que c’est quelque chose d’important pour vous ?
En fait, cette photo, c’ est juste une photo de ma maison. C’est la pièce où je fais de la musique.
Ce disque de Black Flag est sur ma table depuis des années. Je n’y ai pas vraiment fait attention. J’ai tout laissé tel quel.
C’est vrai que c’est très personnel de mettre une photo de chez soi sur une pochette d’album. Mais j’ai simplement pensé que c’était une autre manière de communiquer avec les gens.
En réalité, ce disque, c’est plutôt un hommage à un de mes proches, qui a eu un cancer récemment.
Lorsque que quelqu’un de proche est malade, ou qu’il lui arrive quelque chose, vous pouvez vous sentir en colère, perturbé ou triste… ou… Et j’ai vraiment l’impression que cet album tourne autour de toutes ces émotions, de comment on vit avec tout ça… Surtout lorsque c’est quelqu’un de proche qui souffre. C’est de ça dont il est vraiment question dans l’album.
Merci. (silence)
Parlons un peu de la scène maintenant. Vous voir en live est une expérience bouleversante.
(Touchée) Oh…  Merci.
Comment abordez-vous la scène ? Vous êtes comme une tornade…
Pardon ?
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-21
Une tornade (je mime le tourbillon avec force bruitages)
Oh, a tornado (rires)
Être sur scène, c’est vraiment ce que je préfère. J’adore enregistrer, être en studio, j’aime vraiment écrire des chansons… Mais vous savez, quand j’étais petite, et que j’allais voir un groupe, un groupe que j’aimais vraiment, j’adorais ce sentiment d’être dans un endroit où tout le monde vivait un moment à part, ensemble.
C’est seulement une heure dans votre vie, mais vous pouvez vous en souvenir…  Et penser : « wah, c’était vraiment…». Ce sentiment m’a marquée…
C’est la même chose pour moi quand je suis sur scène. Quand je joue, j’essaie d’être complètement honnête avec moi-même et avec le public. Ce n’est pas seulement moi, sur scène, et le public qui écoute. C’’est nous, tous ensemble. On fait corps. On est tous connectés.
Je ne peux pas vraiment expliquer ce que je fais sur scène ou pourquoi je le fais… Même, quand le groupe me dit : « wah, tu as fait ce truc  au concert hier soir… » , je ne veux pas l’entendre… Je ne veux pas le savoir ! (rires) C’est trop bizarre.
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-36
On vous a vue à Saint Nazaire il y a dix jours, et c’était un excellent concert.
Merci. (…)
Sur scène, il y avait une diapositive projetée derrière vous. De quoi s’agit-il ?
C’est simplement une vieille photo de Floride, c’est de là que je viens. J’aime beaucoup cette image. C’est un souvenir de quand je vivais là-bas. Voilà une autre chose personnelle.
C’est un peu un morceau de chez vous sur scène…
Je ne vis plus là bas, maintenant. Mais, oui…
Pouvez-vous nous parler des musiciens qui vous accompagnent sur scène.
Le bassiste, c’est mon ami Andy. Il a enregistré presque tous mes albums, sauf celui que j’ai fait avec Steve Albini.
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-38
Over the sun
Oui, mais en réalité, Steve Albini a aussi enregistré quelques morceaux sur Maps of Tacits et Dyed in the wool, mais Andy était là lui aussi. Andy est quelqu’un de formidable. Il joue aussi de la basse sur le nouvel album. C’est bon de l’avoir avec moi sur scène…
C’est plutôt rare parce qu’il est ingénieur du son, donc il est souvent très pris…Et pour lui, qui passe tout son temps en studio, cette tournée, c’est une sorte de break. C’est un très bon bassiste et c’est bien qu’il soit là avec nous.
Mike, lui,  vient d’Athens en Georgie. On est devenu ami et maintenant, il m’accompagne à la batterie.
On a fait une interview de Yann Tiersen cet été. Il nous expliquait à quel point votre travail ensemble avait été important pour lui. On a parlé de la différence entre la musique électrique ou acoustique, entre autre, et il nous disait que les gens comme vous montraient que les deux n’étaient pas antinomiques.
J’aime toutes les sortes de musiques. Du moment qu’elles sont honnêtes. Qu’on peut s’y identifier.
Lorsqu’on sait que l’artiste est sincère, même s’il est très différent de vous. Peu importe le style, que ce soit de l’électronique ou autre chose, on peut toujours voir si la démarche est sincère, si les gens sont honnêtes et que ce qu’ils font vient vraiment du cœur. Peu importent les « textures », les instruments utilisés…
C’était vraiment bien pour moi aussi de travailler avec Yann.
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-29On s’est rencontré. On a dîné chez lui. On est très timide tous les deux. C’était étrange… Et on a commencé à parler de musique et à écouter des disques. On était vraiment sur la même longueur d’ondes. C’était vraiment simple. Alors on s’est dit que ce serait bien de faire de la musique ensemble.
On s’est mis à écrire tous les jours. C’était vraiment dingue. On pensait aux mêmes choses en même temps.  » J’ai une idée… Si on mettait ça là ? ». Et l’autre disait aussitôt, que ce soit Yann ou moi, et c’est ça qui était génial : « oh mon Dieu, c’est exactement ce que je pensais ! »
C’était une expérience incroyable. On enregistrait toute la journée. Puis je retournais dans cet appartement, et j’écrivais les paroles jusqu’à six heures du matin. J’étais épuisée !
Je suis très fière de ce disque. Même si c’est ironique de penser que tous ses fans pensent que Yann a écrit toute la musique et même les paroles, parce qu’il est tellement énorme !
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-42
Vous avez aussi travaillé avec certains membres de Rachel’s, Alan Sparhawk de Low ou Joey Burns de Calexico. Pensez-vous travailler de nouveau avec eux ou avec d’autres musiciens que vous appréciez ?
En fait, ces musiciens étaient tous sur mon label, à Chicago,Touch and Go. C’était comme une grande famille. Tous les groupes s’entraidaient. On tournait ensemble. On est devenu vraiment amis… Ça a bien fonctionné parce qu’on était très proche.
Ça ne m’intéresse pas vraiment de travailler avec des personnes que je ne connais pas. Excepté pour Yann avec qui il y a eu une vraie rencontre. C’est très intime et il faut pouvoir faire confiance à l’autre. Ça doit se faire naturellement.
Maintenant deux questions pièges mais importantes pour nous :
everybodyknows- Neil Young albumPouvez-vous nous donner 3 disques sans lesquels vous ne pourriez vivre ?
(Sérieuse). Neil Young, définitivement. C’est mon artiste préféré depuis tellement d’années. Il a fait tellement de disques. Tous ses albums sont vraiment formidables,  toujours différents. C’est inspirant.
Donc, Everybody knows this is nowhere, Neil Young.
Oh, c’est vraiment dur. (Soupir concentré)
Le disque live d’Ella Fitzerald, enregistré dans les années 50. Je l’aime énormément et je l’écoute depuis des années.
… Un long moment de nouveau, puis elle conclut : Et à peu près tout de Led Zeppelin. Vraiment… J’adore Led Zeppelin…
Neil Young et Led Zeppelin, oui, c’est du rock classique, mais ce sont des musiciens et des compositeurs tellement formidables.(embêtée) Je sais que ça ne paraît pas très excitant…
Si, si ! Ça nous convient parfaitement… (rires)
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-31La deuxième, plus difficile encore. Pourquoi est-ce que vous faites de la musique ?
(De nouveau très sérieuse) Woo…
Pour plein de raisons, je crois…. (silence) C’est une tellement belle façon de s’exprimer et de communiquer avec les autres.
(silence) J’aime la musique…  Je ne sais pas. Je crois que c’est quelque chose… Je ne pourrais pas vivre sans… (Sa voix se voile)C’est vraiment ça. C’est quelque chose en moi… Je dois vivre avec.
La tournée s’achève ce soir. Quels sont vos projets pour la suite ?
J’ai un concert prévu à Atlanta où je n’ai pas joué depuis longtemps. Ça va être vraiment bien !
Mmm…Et puis…  Je n’ai pas l’habitude de planifier. Les choses arrivent naturellement…
Je ne ferai peut être pas d’autre disque, qui sait ? Après Let in the light, je pensais que je n’allais pas faire d’autre album, et finalement, j’en ai fait deux depuis…
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-46
C’est mieux pour nous !
(rires) A ce moment-là, je disais que je n’allais pas faire d’autre album. Que je n’allais plus faire de tournée.
Et c’est comme si ça me dépassait… J’ai toutes ces chansons qui continuent d’arriver… Toutes ces choses que je veux exprimer…
J’ai dit à tout le monde sur cette tournée que c’était la dernière.
Non, non !
(rires) Et les autres disent : (elle prend le ton de ceux à qui on ne la fait plus) « oui, oui, c’est ça… »
On verra après ce soir.
Je suis plutôt triste ce soir, à cause de ça. Est-ce que ça va vraiment me manquer, qui sait ? C’est comme une rupture, une rupture amoureuse, vous savez (elle mime l’indécision d’un couple qui se sépare) : « Je ne sais pas si je dois le faire. J’ai envie de rester, mais j’ai envie d’arrêter… »
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-12
Voir Shannon si timide mimer différentes voix détend ces propos doux-amers et l’interview s’achève dans les rires.
On demande hors micro quand l’épisode de Burn To Shine sur Atlanta avec un morceau de Shannon live sera enfin .
Burn to shine est une série incroyable tournée par Christoph Green et Brendan Canty de Fugazi. Le concept est simple : les réalisateurs choisissent une maison qui va être détruite dans une certaine ville et demandent aux groupes locaux d’y jouer une chanson live. Tous les groupes s’y produisent à la suite dans la même pièce le même jour. Chaque épisode se termine avec les images de la destruction de la maison. Pour le moment, 6 épisodes ont été tournés – Chicago, Washington DC, Portland, Seattle, Louisville et Atlanta – mais 4 seulement sont sortis.
2010-11-23-ANTIPODE-Alter1fo-37Elle nous explique le tournage, les jouets d’enfants sur le sol et ce sentiment glauque vis à vis de ce qui avait peut-être pu se passer dans cette maison. Le DVD est cependant toujours en attente de fonds suffisants pour pouvoir être commercialisé (tout comme d’ailleurs l’épisode sur Louisville).
On la laisse alors regagner sa loge, toutes émues du moment qu’on vient de vivre. Elle nous remercie longuement. Nous aussi. On lui souhaite bonne chance pour le concert de ce soir. Elle touche alors le bois de la porte des deux mains pour se porter bonheur. On sait bien que tout le monde peinera à le croire, tellement la jeune femme est impressionnante sur scène. Et pourtant ses mains sur le bois ne sont pas une coquetterie. En se retournant, elle nous adresse un dernier grand sourire :
« See You Later… »


Label :
Vicious Circle

Tracklist :
1. Noise Parade 
2. The Caustic Light 
3. Tax The Patients 
4. Who’s Sorry Now ? 
5. Bleed 
6. Mire 
7. Captive to Nowhere 
8. Surely, they’ll Tear it Down 
9. Mason & Hamlin






dimanche 10 mars 2013

Album de la Semaine : Bigbang - The Oslo Bowl


Bigbang


The Oslo Bowl




Interview de Bigbang, par Bear pour Indie Rock Reviews



1. Tell us about the band?
We’re Bigbang from Oslo, Norway. Neil Young on a skateboard..

2. Have you ever been fed up with playing music or with band members, why?
Never been fed up with music, but many times with band members of course. I guess if you really care about music it will get difficult at times since different people tend to hear and care about different things in music.

3. What was your first concert experience? Do you remember how you felt once the concert was over?
My parents took me to many shows, but the first one I remember was seeing B.B. King when I was six in Oslo. More than anything I kept watching the trumpet player in the orange suit because he looked a little like an orangutan with big grey hair.

4. Did you grow up wanting to play music, or when did the whole making albums thing come about and how?
I used to always know that becoming a musician/artist was bound to bring misery and I even said so as a kid after performing on a TV show…. I wanted to become a luthier.

5. What qualifies you guys to be in a band?
We´re stupid and passionate enough.

6. Do you have a favorite song you have ever written? Why?
It varies but right now I would say “Isabel” from the new record…that came out pretty good I think.

7. What is your greatness weakness as a band?
We are about as difficult to market as we are great live I think… we have no style, we´re like God, we just keep trying things the elephant, the banana, ginger etc. Once we get popular we will be associated with a style of music, but as an unknown act critics have a hard time putting us in the right box.

8. What qualities should a successful label or manager have?
They should be able to do what we can´t do, market us and get us a good booking agent in the US!

9. What’s the scariest thing that has ever happened to you in your life?
I almost got beat to death by neo-Nazis in Olso. There were four of them with baseball bats and skimasks… they smashed my grandmothers Opel Corsa too!

10. What’s the first thing you do when the band arrives in a new town while on tour?
If there is time and surf I love that. But most of the time it´s coffee and sandwiches.

11. Have you ever had an audience member give you the willies because they kept looking at you all weird?
I don´t really know the word “willies” but I think the answer is yes. It´s even worse when they come up on stage and are huge and insensitive and want to dance for a long while on stage.

12. Have you ever cried while listening to music? If so what were you listening too?
I do that all the time. Almost any Billie Holiday song will do that to me.

12. If you could re-record, or re-write any song of yours what would that song be?
Too many to even mention. Our songs have so much potential, but only a few come out good – it´s a little like fishing and getting the good feeling all the way to the end is hard.

13. What’s the worst place you have ever played a show at, and why?
There once was a festival in Tønsberg where there must have been evil energy around the stage area. I kid you not my vocals sounded half a note off all the time. The weirdest acoustic phenomena I have ever experienced, and the day before we played this band Aqua played and the singer had a big breakdown and made the news etc…

14. Who was your first crush and what was it like to feel that way for the first time?
In preschool and it was intense… I fall in love all the time, but I’ve kind of given up too.

15. In a perfect world how many albums would you have to sell to be happy?
We sell okay and I think this world is perfect. But the two things don´t have much to do with each other really.

16. What do you guys have planned for the future?
Touring and record making, and hopefully a tour of south america.

17. What music do you listen to when you are having a bad day?
Boogie Woogie greats it works trust me.

18. If you had your life to live over again, what one thing would you change?
I would love to erase the violence and racism that cause so many problems for us still today… but i guess that would require changing many lives… but it´s a hypothetical question regardless.


Line Up :
Øystein Greni
Olaf Olsen
Nikolai Eilertsen

Label :
Grand Sport, EMI

Tracklist :
01 – Like Americans Do
02 – Little Heart Bomb
03 – The Oslo Bowl
04 – Lazy Eye
05 – Love Today
06 – In The Evening
07 – Dandelions
08 – No Place Nowhere
09 – Black Lights
10 – The World Is A Drumkit
11 – Song





dimanche 24 février 2013

Album de la Semaine : Psychic Ills - One Track Mind


Psychic Ills


One Track Mind




Interview de Psychic Ills, par John Norris d'Interview Magazine


JOHN NORRIS: So guys I know this is the first proper album in two and a half years, but there has been other output since then—last year there were a couple of EP's...


ELIZABETH HART:  There were two EP's, one remix record and one tape release, so yeah, there's been other stuff.




NORRIS: It's interesting, because I think if people know the band's been together about eight years, and they hear "three albums in eight years," it might not sound like a lot. But there have been other releases and compilations over the years, so it's not like you haven't been prolific.



TRES WARREN:  The first album (Dins) came out in '06.

HART: Well, there was a seven-inch first, then a 12" and then the first record.


WARREN: And there was a CD, a compilation of stuff that came out before the record.


NORRIS: When did you start in earnest working on songs forHazed Dream? A long time ago?

WARREN: It was kinda quick.


NORRIS:  I know this was something of a different process this time.


HART: Yeah, I really was. This was, Tres was writing a bunch of songs and he would demo and stuff, and I would get with him and write bass parts to accompany it. And in the past, the approach has been more the whole band getting together and jamming, and kind of pulling things out of that and really forming the songs, and this was different.




NORRIS: Things were more formed when you went in?



HART: Completely, and prepared and fleshed out.




NORRIS: Mirror Eye, the last record, was so improvisational. Was there a point this time where you made a decision and said, "Let's try a different approach"?



WARREN: I think maybe we took that other thing as far as we could take it, and wanted to try writing music in a way that was more unfamiliar to us, actually writing a song, and not some kind of improvised approach. And I think we did that for Mirror Eye and for some of those smaller releases, and I think it was kind of like a time to go back to a more condensed, "song" kind of idea. 




NORRIS: Maybe it's the result of the different approach to this record, but there aren't any nine- or 11-minute songs this time.  Was there a decision to keep things tighter and more compact this time?



WARREN: Yeah, I think there wasn't any kind of hard rule. If we'd had a nine-minute song that we liked, it would've made it on there. But everything just ended up being kind of short and more condensed.




NORRIS: Have you been playing many live shows yet with the new songs?



HART: No—that's another thing different this time, is that we'd written and recorded so many of these before they'd ever been played live and they haven't been yet. And in the past there were jams or things we were working on, and a lot of times they'd get fleshed out live, worked out in a live scenario. And this was like the opposite. So we haven't gotten sick of the songs yet!




NORRIS: Hazed Dream is about as good a description of the sound of a record as I have heard in an album title this year. And yet "hazy" is an adjective you come across time and time again in write-ups of indie records nowadays, and not just of psychedelic or stoner rock bands, but even among synth guys and bedroom-pop kids. The love of effects has just made it so that every other record I listen to is "hazy."



WARREN: Yeah, and I like a lot of that stuff, the bedroom pop that you're talking about. I like weird, psychedelic singer-songwriter kind of stuff.




NORRIS: The Austin band Pure X reminds me a bit of you guys, especially the way their singer Nate and you, Tres, both seem to like your vocals real buried in there, creating this blunted, woozy thing.



WARREN: I don't know, I was intentionally trying to have them kind of loud on this record. Maybe on the next record people will be annoyed by it because they'll be so loud! I just think the songs were more important this time. These songs came out in a "sitting there with the guitar" kind of way as opposed to, you know, endless jamming. So a lot of the words kind of came with progressions, the melodies came with the progressions and so on and so forth.




NORRIS: There's more guitar and definitely more organ this time. It's definitely one of the more prominent instruments on the record.



WARREN: Yeah, just another instrument that could add melody and a new texture to the songs. And sometimes it was the second thing that would happen after the guitar, it would just be like, "I guess we should put a keyboard part on" and then, "I guess we should put another keyboard part on."




NORRIS: Not so much synth, though. I know Jimy has split since the last album. How did that come about?



HART: After the last tour, which was two years ago, there were a lot of problems. He was kind of a travel liability, I guess.




NORRIS: Touring was the issue, more?



WARREN: Uh, going to jail was probably the deal breaker, at the end of it. 



HART: Yeah, there were some issues.




NORRIS: He was not the only "fourth member" of Psychic Ills over the years, though. Have you reached the point where you've decided it's just gonna be the three of you?



WARREN: Maybe, who can predict?



HART: But we're playing with some pretty awesome people right now for the live show. We've got our friend Dan playing guitar.




WARREN: And our friend Brandon, who plays sometimes in Indian Jewelry, is playing keyboards. So five people right now, live.



NORRIS: You've got a few CMJ shows coming up.



HART: On the 20th, we're playing the Life or Death PR showcase at Cake Shop, and then the next night, on the 21st, is the Sacred Bones showcase at St. Vitus and it's also our record release.




NORRIS: And you've got Halloween show coming up with Black Angels, who you've known for a while.



HART: Yeah we played with them for the first time in like 2006 in Austin.




NORRIS: Now, they're a band that kind of willingly embraces the term "psychedelic"—even to the point of hosting the "Psych Fest" in Austin. How do you guys feel about the term, which has been applied to you plenty over the years, but doesn't seem to really do justice to everything that you do musically?



WARREN: I don't mind it. I don't get too worked up about that type of thing anymore. A couple of years ago I might have gotten wound up about a label or some band comparison. But generally people mean it in some kind of complimentary way, or some way of associating the music, just to describe it to somebody. It's fine. 


Line Up :
Elizabeth Hart
Tres Warren
Chris Millstein
Scott Ryan Davis
Scott Davis

Label :
Sacred Bones Records

Tracklist :
01. One More Time 
02. See You There 
03. Might Take A While 
04. Depot
05. Tried To Find It 
06. FBI 
07. I Get By 
08. City Sun
09. Western Metaphor 
10. Drop Out 
11. Violet Horizon






dimanche 3 février 2013

Archive de la Semaine: Frank Zappa - The Man from Utopia (1983)

1983. The Man from Utopia est le 33iè album pour Zappa qui, rappelons-le, a démarré sa carrière en 1966. The Fall et Hawkwind, d'autres boulimiques se posent encore des questions sur leurs inspirations et leurs rendements respectifs. 33 plaques en 17 ans et presque autant sur les dix prochaines dernières années de sa vie ! Pour celui qui avait comme adage : « N'importe quoi, n'importe quand, n'importe où et sans raison » ; il est pas inutile de considérer cette oeuvre pharaonesque en qualités variées.


The Man from Utopia est souvent perçu comme un album mineur dans la carrière de FZ, dont on ne retient bien souvent que Freak Out !, We're only in int for the money, 200 motels, Waka/Jawaka, et Joe's Garage ; les années 80 (jusque 1993) sont souvent oubliées. Convenons bien que l'oeuvre pantagruélique a ses limites d'acceptations pour l'auditeur, même averti. Les défenseurs du temple ont de toute façons dépassés le stade de l'indigestion depuis longtemps.
Est-ce que l'entrée dans les années 80, une deuxième carrière, marquent la fin de la folie Zappa, mettent un terme à la créativité débridée ?

The Man from Utopia répond en partie à cette question. La créativité n'est certainement pas en danger, un flux constant d'influences diverses et de contrastes abreuvent abondamment le disque ; comme d'habitude finalement. Un autre fait marquant, c'est que depuis longtemps, on peut entrer dans cet album sans avoir une licence certifiée du Petit Zappa Illustré. Ce disque est foncièrement cool, relâché, et toujours brillamment mis en place dommage que la production glaciale gâche la fête. Musicalement, le niveau est haut, on oublie parfois la cohorte de musiciens qui ont participés aux œuvres de FZ. Sur le présent, Steve Vai occupe bien les guitares, Arthur Barrow propose des lignes de basse hallucinantes, les chants « secondaires » assurées par Roy Estrada et Ike Willis sont complémentaires et à cette époque la ressemblance physique entre ce dernier et son patron est de plus en plus marquée. L'album semble coulé d'un même moule, et probablement que le son très typé eighties dessert ce disque pour la postérité. Un autre point de vue, apporte trente ans après sa sortie une vraie marque de fabrique du son de l'époque. Un titre comme « The Radio is Broken » est de toutes façons intemporel.


"We are not alone"

Étonnamment, ce disque est facile et constitue une nouvelle porte d'entrée dans la discographie de l'artiste. Parmi toutes les influences, il se nourri des approches précédentes du parcours, on retrouve bien les démangeaisons du personnage et ses lubies. Une attaque virulente contre les drogues dans « Cocaïne decisions », Zappa était un fervent pourfendeur des drogues même si paradoxalement, il avait glissé parmi ses nombreuses tirades : « Vous n'êtes pas une vraie nation si vous ne possédez ni bière ni compagnie aérienne -ça aide si vous avez une quelconque équipe de foot ou l'arme nucléaire, mais le minimum, c'est quand même la bière. ».




Zappa est malgré tout plus modéré dans ces propos, plus posés sur cet album. La pertinence est musicale, le niveau des compositions. « The Dangerous Kitchen » ou « We are not alone » sont des modèles intouchables. The Man from Utopia est un album aussi sucré qu'instinctif où la magie et l'humour se terrent dans les recoins des compositions.

Un mot sur la pochette impeccable délivrée par Tonnino Liberatore, le créateur de Rank Zerox. Elle met en scène un Zappa, guitare brisée, tapette à mouche agitée pour faire fuir les insectes. Elle paraphrase un épisode de la tournée précédente en Italie, où le groupe avait été reçu dans des conditions de merde, jouant devant un public hostile se frottant aux forces de l'ordre en mode commando-matraque à Palerme notamment.

Tracklist :

1. Cocaïne decisions
2. Sex
3. Tink walks amok
4. The Radio is broken
5. We are not alone
6. The dangerous kitchen
7. The Man from Utopia meets Mary-Lou
8. Stick together
9. The Jazz discharge party hats
10. Luigi and the wise guys
11. Moggio


Album de la Semaine : Comanechi - You Owe Me Nothing But Love

Comanechi

You Owe Me Nothing But Love



Interview de Comanechi, par Akiko Matsuura de Comanechi pour Finger Magazine


you try to stay up for more than 24 hours?
The Make Up - I Want Some
I tried it and it worked before.

you take a bubble bath?
Frankie Lymon & the Teenagers - I'm Not A Juvenile Delinquent

you relax on a beach?
Pavement - Crooked Rain Crooked Rain

you ride a bicycle?
Jitterin' Jinn - Annie
you go to a club?
Madame Wig - Wig Wig Island
’Cos this song is stupidly ridiculous and I love it.
you run from the cops?
Beastie Boys - Aglio E Olio
I’ve never been chased by the cops, but «Aglio E Olio» would be quite good for it.

you run naked through a cornfield?
Chicks On Speed - Will Save Us All

you prepare for an important date?
Mudhoney - Superfuzz Bigmuff
you are in a depressive mood?
The Blue Hearts - Young & Pretty

you destroy a hotel room?
Trencher - When Dracula Thinks (Look At Me)
you want to disturb your neighbours
Les Georges Leningrad - Deux Hot Dogs Mootarde Chou
I Love Les Georges Leningrad but I don’t think my neighbors appreciate their music.

you drive a car late at night? 
Slayer - Live Album

you fall asleep?
Cat Power - Moon Pix

you make love?
Big Black - Songs About Fucking

you paint your apartment?
Le Tigre - Le Tigre

you jump out of a plane with a parachute?
Dat Politics - Plugs Plus

you play a game of chess?
Pink & Brown - Shame Fantasy ll
I don’t play chess, so I don’t know what I'm going to listen to. So I just picked my favorite tune.

you have to answer an elusive questionnaire?
The Coachwhips - Bangers vs. Fuckers

you sell crack cocaine to teenagers?
Peaches - The Teaches of Peaches

you wash the windows of a skyscraper?
Daniel Johnston - Hi, How Are You?
you have to spend a night in a spooky hotel?
Owada - Nothing
Imagine listening to Martin Creed singing doesn’t make me scared.

you are stoned?
Sonic Youth - My Friend Goo

you wake up?
Bikini Kill - Pussy Whipped

you need to get work done?
Lightning Bolt - Ride The Skies



Line Up :
Akiko 'Keex' Matsuura - vocals, drums, guitar
Simon Petrovitch - guitar
Charlie Heaton - drums

Label :
Tigertrap Record

Tracklist :
 Prologue
 Love Is The Cure
 24hr Boyfriend
 Dream Of Dream
 Die For
 Patsy
 Into The Air
 Major Move
 Out Of Mind
 Mad
 Death Threat
 Epilogue