Emission radio. Live les Dimanches de 20h à 22h sur le 95 fm (RQC- radio locale Mouscron-Kortrijk- Lille Métropole).

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Pataugeage dans toutes les mares ! (Rock, Electro, Jazz, Hip-Hop, leurs dérivés connus, inconnus ou oubliés)

Tous les Canards vont à la Mare est une réalisation produite par Animation Média Picardie.

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lundi 23 mai 2011

Album de la semaine

Blank Dogs - Land and Fixed


Interview
Y’a-t-il un son Blank Dogs ? Comment le définirais-tu ?
Je suis sûr qu’il en existe un… mais il est très difficile de m’extraire du projet pour le nommer ou le définir.

L’esthétique du groupe est très sombre… Correspond-elle à ta personnalité ? Ou est-ce une façon de faire correspondre esthétique et musique ?
Je ne pense pas que ce soit conscient, c’est juste comme ça : ce n’est pas fait exprès. Je ne pense pas être une personne particulièrement sombre… mais j’exprime juste de cette manière une façon personnelle de voir les choses.
Quels sont les chansons que tu aurais rêvé de composer et qui pourraient nous éclairer sur ta manière de concevoir un titre ?
Oh, wow. Et bien, il y a tellement de réponses à cette question. Je dirais que Calling de Chrisma est vraiment une grande chanson, 25 O’Clock de Dukes of Stratosphear, Ouch Monkeys de Teardrop Explodes… Ce sont des petites chansons extraordinaires. Puis il y a des grands morceaux comme Cattle and Cane de Go Betweens, magnifique et mélancolique.
Qu’est ce qui me ferait choisir Land and Fixed comme album de l’année plutôt queGemini de Wild Nothing ou celui éponyme de Beach Fossils ?
Je pense que ce serait à toi de le dire ! Je ne pourrais sincèrement te dire pourquoi…
En quoi est-il différent de tes précédents disques, On Two Sides et Under and Under ?
Je dirais qu’il est plus expansif, clair et concret.

Lis-tu d’ailleurs les critiques musicale de tes albums ?
Je le faisais avant. Je ne vois pas à quoi ça sert maintenant.
De quels groupes de la scène new-yorkaise te sens-tu en ce moment le plus proche musicalement parlant ? Cold Cave ou The Pains of Being Pure at Heart peut être ?
Peut-être Crystal Stilts, mais j’aime ceux que tu as mentionnés aussi. Woods aussi, même si leur vision est toute autre, l’approche est similaire.

Avec qui tu partages ce même amour pour la synth-pop des années quatre-vingt ?
Avec Xeno & Oaklander, Led Er Est, les groupes sur Wierd qui sont encore plus synthy que moi.
Si tu est condamné à rester toute ta vie sur une île déserte… quels disques emporterais-tu dans ton malheur ?
Quoi que je prenne, je m’en lasserais assez vite, tu ne crois pas ? Peut-être quelque chose composé d’ambiances assez variées, comme le White Album par exemple, pas nécessairement un de mes préférés. Je pense que j’aurais de plus grandes préoccupations que les disques là-bas…
Blank Dogs est loin d’être ton unique préoccupation musicale. D’autres projets musicaux ou collaborations à déclarer récemment ?
Toujours, beaucoup trop pour en dresser une liste… et de toute façon, j’ai peur que ces projets ne se réalisent pas ou arrêtent brusquement d’exister si j’en parle, alors je me retiens !
Toutes tes sorties se font pratiquement via des labels différents et non des moindres, quel rapport entretiens-tu avec eux ?
Très bons en général. Certains de ces labels sont dirigés par de réels amis en dehors du domaine musical commeWoodsist, In The Red et Sacred Bones.
Quelle fut ta motivation première quand tu as créé Captured Tracks ?
Sans aucun doute de sortir de la bonne musique et de laisser une trace.
Cosmetics, Craft Spells… Y’a-t-il une marque de fabrique Captured Tracks ? Comment choisis-tu les groupes signés ?
Il n’y a aucune image de marque Captured Tracks… autre que la qualité.
A ce propos peux-tu nous en dire plus sur tes futurs projets avec Italians Do It Better ?
Juste un album, mais il n’est pas encore terminé.
Tu es en ce moment en train de tourner en Europe pour présenter ton dernier album : qu’attends-tu de ces différents concerts et comment conçois-tu de manière générale ton rapport à la scène ?
Je n’ai pas d’attentes particulières et jouer est parfois bénéfique, parfois une corvée. Je pense que la plupart des gens te diraient la même chose.

Blank Dogs est-il initialement créé pour sortir des disques ou te produire sur scène ?
Cela a commencé comme tout expérience, juste pour écrire des chansons et les enregistrer simplement. Je suppose que le projet a progressivement évolué en quelque chose de plus sophistiqué.
Qu’écoutes-tu venant de France ?
J’ai toujours écouté beaucoup de trucs français. Heldon, Kas Product, les premiers Michel Polnareff… Je trouve qu’il y a eu plein de bonnes choses en France.

Line Up
Mike Sniper
Label
Captured Tracks
Tracklist
01. Goes By
02. Collides
03. Longlights
04. Northern Islands
05. Insides
06. Blurred Tonight
07. Another Languages
08. Elevens
09. Out The Door
10. All Around
11. Through The Wall
12. Treelines



lundi 16 mai 2011

Album de la semaine

Explosions in the Sky - Take Care, Take Care, Take Care


L'album vu par Explosions in the Sky

"Qu'est ce qui a mis autant de temps entre le dernier album et celui-ci ? C'est une bonne question...
L'un d'entre nous s'est marié. L'un d'entre nous a eu deux enfants depuis le dernier album. L'un d'entre nous a eu des attaques de paniques. L'un d'entre nous a pris des cours de guitare classique, l'un d'entre nous a restauré un piano de 1888, l'un d'entre nous a dû faire face à une grave maladie dans sa famille. L'un d'entre nous a essayé, mais n'a pas réussi, le programme P90X (ndlr: un programme d'exercices musculaires...)
L'un d'entre nous était obsédé avec ce nouvel album ayant 17 titres de courtes durées. L'un d'entre nous était obsédé avec cet album sonnant comme un rêve.
Deux d'entre nous n'ont pas réussi à dormir plusieurs nuits. Deux d'entre nous se levaient tôt dans la matinée et n'arrivaient plus à se rendormir. Sans blague, c'est un challenge.
Nous avons passé un week-end en pyjama enfermé dans l'une de nos maisons, dans laquelle nous avons écrit et regardé des films et jeté des idées. C'était productif et en y repensant, on devrait faire ça plus souvent.
On a fait au moins 50 démos, et c'est probablement une estimation basse. Et, on a fini avec 6 titres.
A un moment durant ces 4 années, nous sommes devenus super frustrés et on a décidé de se mettre en hiatus. On a appelé ça une année sabbatique. Cela a duré quelques mois.
Nous n'arrêtions pas de nous demander si c'était l'album que l'on devait faire. Est-ce assez différent ? Est-ce assez similaire ? Est-ce la musique que nous souhaitions faire lorsque l'un d'entre nous a mis un flyer dans un magasin de disque et lorsque trois d'entre nous y ont répondu ?
C'était il y a 11 ans maintenant. Le flyer disait "recherche: groupe de rock triste, triomphant".
Nous nous sommes rencontrés dans une pizzeria, on a beaucoup parlé de films principalement. Puis, on s'est revu le jour d'après et on a commencé à jouer ensemble. Puis, on a fait quatre albums et beaucoup de tournées. Un cinquième album semble donc être la logique à suivre.
Quand 2010 a montré le bout de son nez, avec l'année sabbatique derrière nous, on a fouillé dans toutes ces démos, dans toutes les instrus, et on a essayé d'y chercher un sens, ou un thème, ou quelque chose dans tout ça. Et lentement, nous avons trouvé que tout était déjà là. Une partie devenant deux parties, une nouvelle ligne de gratte rendait une partie vivante, le tambourin en faisait chanter une autre. Les choses commençaient à coller ensemble d'une manière que nous n'avions pas prévu. Un titre était fini, et moins d'une ou deux semaines plus tard, un autre titre était fini. Le reste a suivi les six mois suivants.
Tous ces titres viennent de démos sur lesquelles nous avions travaillés ces trois dernières années, démos qu'on avait oubliées un peu, et qui nous sont revenues, puis qu'on a retravaillées.
En Septembre 2010, on est parti dans un studio qui s'appelle Sonic Ranch, à 50 bornes à l'est d'El Paso. On a presque passé deux semaines là-bas avec notre ami John Congleton, qui a enregistré notre album. C'est un chouette endroit, avec cinq studios. Quand ce fut fini, on est retourné à la maison à Austin et on a mixé l'album dans un studio qui s'appelle "Public Hi-Fi". Et finalement, on a masterisé l'album avec Greg Calbi, à New York. On est plutôt excité vu la façon dont ça s'est passé.
L'album s'appelle "take care, take care, take care." et même si le titre sonne comme un adieu de notre part, c'est loin d'être le cas"

Line Up :
Michael James : Basse
Christopher Hrasky : Batterie
Mark Smith : Guitare
Munaf Rayani : Guitare


Label :

Temporary Residence


Tracklist :

1. Last Known Surroundings
2. Human Qualities
3. Trembling Hands
4. Be Comfortable, Creature
5. Postcard from 1952
6. Let Me Back In


mercredi 27 avril 2011

La 100ème en ligne



Pour vous faire patienter jusqu'à la semaine prochaine, nous vous proposons de suivre les deux heures de notre 100ème émission, avec la participation de notre étudiant en proctologie préféré, sus nommé Le Radiologue.
(Euh... les Cranberries au début de l'émission, c'est pas voulu, rassurez-vous!)

Bonne écoute !

(Le Roch Voisine non plus!)

lundi 25 avril 2011

Album de la semaine

The Dirtbombs - Party Store



Une petite perle dans le monde retrouvé du garage rock, si on peut l'appeler encore ainsi. The Dirtbombs revient avec un cinquième album aussi électrique et dansant que ses prédécesseurs, le bien nommé "Party Store".
Sous la houlette de son fondateur, Mick Collins, le 17ème line up (rien que ça!) du groupe revient après 3 ans d'absence, la moyenne générale pour les Dirtbombs de nous pondre un album.
Depuis 1992, année de sa formation, les natifs de Détroit nous font bouger les fesses sur de grands albums. Après "Ultraglide in Black", une compilation de reprises soul et R&B (non pas celui de Beyoncé ou de Rihanna mais le vrai), et une galette très garage rock, "We Have You Surrounded", la sortie de "Party Store" était très attendue, surtout après trois ans d'absence dans les bacs.
Si ce disque ressemble aux autres dans sa composition, quelques surprises attendent les acharnés comme vous du bon rock. On retiendra principalement une reprise aussi déroutante qu'impressionnante "Good Life". Inner City en avait fait un tube, les Dirtbombs la revisitent avec leur touche toute personnelle.
Avec la voix de basse froide et profonde de Mick Collins, "Party Store" commence comme on s'y attend par un morceau de choix, qui appose une ambiance inhérente à l'album ("Cosmic Cars"). Deux basses, deux batteries, une guitare s'emmêlent et se confondent sur le magnifique "Shari Vari". Puis c'est au tour de nos méninges de prendre un bon coup de couteau "détroyen" avec l'électrifiant "Alleys of Your Mind". Mais, si nos neurones reprennent un peu leur place avec "Bug In the Bassbin", c'est pour mieux en perdre sur "Jaguar", aussi rapide et féroce que l'animal (ou que la voiture, en fin de compte c'est kiff kiff). "Party Store" se termine par un Detoroito mix au nom imprononçable, sauf si vous êtes japonais ou fan de mangas.
En bref, cet album est un pur moment d'électricité statique qui vous traverse le système nerveux, jusqu'à vous faire bouger vos petites fesses blanches !




Label
In the Red

Line Up
Zack Weedon
Ko Melina
Mick Collins
Pat Pantano
Ben Blackwell

Tracklist
  1. Cosmic Cars
  2. Shari-Vari
  3. Good Life
  4. Strings of Life
  5. Alleys of your mind
  6. Bug in the bassbin
  7. Jaguar 
  8. Tear The Club Up
  9. 謎のミスタ-ナイソ(Detoroito Mix)

samedi 16 avril 2011

TV On The Radio - Nine Types of Light



Puisque TV On The Radio sort un nouvel album, "Nine Types of Light", et que, dans la version Deluxe, un DVD accompagne la simple galette, nous vous proposons le film entier de cet album, regroupant tous les titres sous forme de clips.





lundi 11 avril 2011

Album de la semaine

Malachai - Return To The Ugly Side


Le nom de Malachai ne vous évoque peut-être rien mais ce duo gagne à être connu. A la base, ils sont originaires de Bristol, la ville aux multiples groupes, de Massive Attack à Portishead. Ils ont débuté sur le label Invada (celui-là même de Monsieur Geoff Barrow de Portishead, grand ami et amateur de la musique de Malachai) avant d'être signés sur Double Six/Domino, ce vivier qui parvient à réunir en son sein des artistes aussi éclectiques que talentueux tels qu'Animal Collective, The Kills, Four Tet, These New Puritans ou plus récemment la belle Anna Calvi, pour ne citer qu'eux. Rien que pour ça, votre curiosité devrait être éveillée. Mais en plus de cette belle vitrine, le duo a tout pour séduire les amateurs de musique un brin barrée.

Inutile de tenter de cataloguer Malachai et de les faire entrer dans les carcans stylistiques qui nous sont chers car les deux Bristoliens détestent ça et font tout pour brouiller les pistes. Pour faire simple, ils empruntent des éléments dans tous les styles et époques, avec un goût prononcé pour le rock 70s, la pop des 60s et le hip-hop old school. Alors que Scott Hendy concocte des cocktails de sons et de samples, Gee Healy s'occupe, lui, de la partie vocale.
Leur nouvel et second album, Return Of The Ugly Side, sonne comme une réponse à leur premier effort, The Ugly Side Of Love. Plus cohérent que le premier, il vient une fois encore évoquer leur vision du monde telle une dualité : l'horreur des personnes et des choses qui les entourent mais également l'espoir qu'il faut savoir garder, ce positivisme jusqu'au-boutiste, le tout teinté d'une note d'humour pour détendre un peu l'atmosphère.

Return Of The Ugly Side est à écouter comme un long morceau et non comme un album où les titres n'auraient aucun rapport entre eux. On n'y observe aucun silence et les transitions sont soignées, permettant de l'appréhender comme l'histoire de notre monde actuel, avec ses doses de noir et de blanc mais surtout son camaïeu de gris. Pour l'illustrer, des titres parfois toniques comme (My) Ambulance et sa folie passant par des beats aux frontières de la jungle et des voix plus proches des Beach Boys que d'Underworld, d'autres compositions plus enlevées et douces à l'image du duo avec Katy Wainwright, Rainbows et sa douce mélodie cyclique à la guitare, ou ses rythmiques trip-hop.
L'angoisse est cependant toujours latente et peut ressurgir à tout moment, comme sur Lid Antartica (Wearin' Sandals) et son ambiance pesante, ses guitares, à l'instar de Stupeflip, qui vous font vous ronger les ongles. Les compères jonglent aussi brillamment avec la soul (How To Write). L'orchestration est parfois minimaliste mais les arrangements électroniques utilisés avec parcimonie donnent toute sa grandeur à l'album.



Label :
Double Six

Line Up : 
Gee Ealey
Scott Hendy

Tracklist :
  1. Monsters
  2. Anne
  3. Lid Antartica (wearin' sandals)
  4. Rainbows
  5. In The Hole
  6. (My) Ambulance
  7. Distance
  8. Monster
  9. The Don't Just
  10. How To Write
  11. Let 'Em Fall
  12. No More Rain No Maureen
  13. Snake Eyes
  14. Hybernation

lundi 28 mars 2011

Album de la semaine

Akron / Family - S/T II : The Cosmic Birth and Journey of Shinju TNT


Agréable surprise qu’est ce nouvel opus d’Akron/Family ! Surprise parce qu’il est beaucoup plus expérimental et audacieux que leur excellent prédécesseur « Set ’Em Wild, Set ’Em Free » de 2009, pas mal plus solidement campé dans un moule électro psyché. Peut-être est-ce dû au départ de l’un des membres fondateurs Ryan Vanderhoof.
Le 5e album de ce trio originaire de Portland en Oregon, mais maintenant basé à Brooklyn, débute par un énergique psyche-rock (Silly Bears). Passé le choc initial des guitares saturées à souhait, on découvre et apprécie la mélodie hypnotique signée Dana Janssen, Seth Olinsky et Miles Seaton. Déjà, à la pièce suivante (Islands), les choses se sont calmées, pour le moment, tout en restant électrifiées. La voix se veut plus soyeuse, invitant à la relaxation, sur une nappe de claviers aux consonances rétro 70s. Akron/Family s’incruste encore plus loin dans le subconscient de ses auditeurs avec l’intro jouée à l’envers de A AAA O a Way.
Akron/Family est une belle réussite progressive. Après trois albums sur le petit label Young Gods, ils signent chez Dead Oceans.
Akron/Family pond ici un album complexe et touffu, mais riche en mélodies fortes (Light Emerges) et arrangements originaux. Le travail du batteur est à ce titre remarquable, s’éloignant souvent du classique rythme rock de base (Another Sky).Difficile de savoir qui occupe le poste de batteur puisque les trois musiciens ont toujours eu la manie de changer de rôle. Akron/Family ne fait pas dans le chaos gratuit. Leur musique est bien organisée et réfléchie, sans être excessivement cérébrale.




Tracklist
"Silly Bears"
"Islands"
"A AAA O A WAY"
"So It Goes"
"Another Sky"
"Light Emerges"
"Cast a Net"
"Tatsuya Neon Purple Walkby"
"Fuji I (Global Dub)"
"Say What You Want To"
"Fuji II (Single Pane)"
"Canopy"
"Creator"


Line-up
Dana Janssen
Seth Olinsky
Miles Seaton


Record Label
Dead Oceans Record